La dissonance communicationnelle des « porteurs de l’alerte » climatique
Cet article analyse la communication des chercheurs français climatologues impliqués dans les controverses climatiques. Il correspond à une partie des résultats d’une recherche socioépistémique portant sur les controverses climatiques. Il apporte un éclairage sur les pratiques discursives des cherch...
Enregistré dans:
| 發表在: | URI:https://journals.openedition.org/vertigo, |
|---|---|
| 主要作者: | |
| 格式: | Article ou chapitre numérique |
| 語言: | Français |
| 出版: |
VertigO
2016
|
| 主題: | |
| 在線閱讀: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 總結: | Cet article analyse la communication des chercheurs français climatologues impliqués dans les controverses climatiques. Il correspond à une partie des résultats d’une recherche socioépistémique portant sur les controverses climatiques. Il apporte un éclairage sur les pratiques discursives des chercheurs adoptant des postures plus ou moins expertes et/ou politiques en fonction des forums. L’article se base sur un cadre d’analyse non-réductionniste, construit spécifiquement pour les controverses socioscientifiques comme celles sur le climat mobilisant différentes approches sociologiques parfois elles-mêmes controversées. Dans une première partie, cet article dresse un état des lieux synthétique des trajectoires sociohistoriques des principaux points controversés dans les revues scientifiques à comité de lecture. Une seconde partie analyse la communication des chercheurs en se focalisant sur la notion d’« incertitude ». L’article démontre que les discours de certains climatologues « porteurs d’alerte » climatique relèvent d’une forme de dissonance communicationnelle traduisant une tension entre leur propre éthique de « conviction » (dire la science) et celle de « responsabilité » (dire le risque qu’ils perçoivent). En conclusion, cet article apporte une contribution au débat portant dans le cas des controverses environnementales sur l’évolution des rapports sciences-société et discute de la portée heuristique de la science dite « post-normale ». |
|---|