Cadres théoriques mobilisant les concepts de résilience et de vulnérabilité

Les concepts de résilience et de vulnérabilité ont été employés dans différentes disciplines, pour analyser et gérer les dynamiques des espaces et des groupes sociaux face à des changements rapides et incertains. Parfois mis en opposition ou imbriqués, ces deux concepts s’insèrent dans une diversité...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/vertigo,
Auteurs principaux: Buchheit, Pauline, d’Aquino, Patrick, Ducourtieux, Olivier
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: VertigO 2016
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Les concepts de résilience et de vulnérabilité ont été employés dans différentes disciplines, pour analyser et gérer les dynamiques des espaces et des groupes sociaux face à des changements rapides et incertains. Parfois mis en opposition ou imbriqués, ces deux concepts s’insèrent dans une diversité de cadres d’analyse des relations société-environnement. Cet article se propose de passer en revue ces différents cadres d’analyse et leurs apports respectifs à l’analyse des interactions entre dynamiques sociales et écologiques. Si l’ensemble des cadres étudiés prennent en compte les interactions des individus avec leur environnement, ils n’évaluent cependant pas la vulnérabilité et la résilience aux mêmes échelles. En particulier, certains cadres sont centrés sur les acteurs, tandis que d’autres se placent à l’échelle de systèmes. Nous proposons un cadre permettant de concilier ces deux démarches. Ce cadre considère un système socioécologique à la fois comme une représentation particulière de l’environnement proposée par un acteur et comme un ensemble finalisé d’éléments, organisé en une hiérarchie de niveaux d’observation, répondant chacun à une finalité, ou fonction. Nous proposons alors une démarche participative pour confronter les représentations systémiques construites par différents acteurs à propos de leur environnement, et les fonctions qu’ils lui attribuent à différents niveaux d’observation. En amont d’un diagnostic de vulnérabilité ou de résilience, ce processus de confrontation n’a pas pour ambition de déboucher sur une vision partagée de l’espace et de ses fonctions, mais vise plutôt à discuter de l’éventuelle complémentarité des enjeux de vulnérabilité et de résilience portés par les différents acteurs.