Temps de la métropole, temps des déchets. Le cas de Buenos Aires (Argentine)
La gestion des déchets à Buenos Aires, métropole argentine de 14,5 millions d’habitants, a connu des reconfigurations importantes depuis les années 2000. Les revendications citoyennes en faveur d’une gestion plus respectueuse de l’environnement émergent en pleine crise de 2001, et ne sont pas sans r...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/vertigo, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
VertigO
2015
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | La gestion des déchets à Buenos Aires, métropole argentine de 14,5 millions d’habitants, a connu des reconfigurations importantes depuis les années 2000. Les revendications citoyennes en faveur d’une gestion plus respectueuse de l’environnement émergent en pleine crise de 2001, et ne sont pas sans rappeler les débuts du système sociotechnique instauré en 1977. Au lendemain du coup d’État militaire, le gouvernement de facto lançait l’un des projets d’aménagement du territoire métropolitain des plus amples. Les déchets participent durant plusieurs décennies à la construction physique des territoires, avant que les accusations d’atteinte à la sécurité sanitaire des riverains n’entravent ce processus. L’article part de l’hypothèse que ces phases de rupture et de réorganisation de la gestion des déchets sont liées aux dynamiques spatiales et temporelles de la métropole. Les crises permettent donc de comprendre l’évolution différenciée d’une agglomération inégalement reliée au reste du monde, mais dépendante des recommandations internationales pour planifier son devenir. Dans le but de montrer ce que le temps « fait » à l’action publique territoriale des déchets, le travail se divise en trois parties. La première présente la construction du cinturón ecológico en 1977. La seconde montre comment ce dispositif est ébranlé par les changements des territoires métropolitains, du paradigme environnemental et des modalités de la gouvernance territoriale. La dernière présente les interrogations inédites que suscitent les transformations mises en œuvre suite à cette crise. Elles portent sur la manière de « bien faire » dans le futur, tout en invitant à tirer des enseignements du passé. |
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