Pour le meilleur et pour le pire ! Les arbres en ville peuvent-ils faire patrimoine ? Analyse des spatialités concurrentes arbres-riverains à Grenoble
Patrimonialiser la nature en ville ne va pas de soi. À Grenoble, l’analyse de deux mille lettres de plainte adressées au service des espaces verts et des entretiens auprès des gestionnaires de ce service nous permet de mettre au jour une concurrence spatiale entre les citadins et les arbres. Le cara...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/vertigo, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
VertigO
2013
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Patrimonialiser la nature en ville ne va pas de soi. À Grenoble, l’analyse de deux mille lettres de plainte adressées au service des espaces verts et des entretiens auprès des gestionnaires de ce service nous permet de mettre au jour une concurrence spatiale entre les citadins et les arbres. Le caractère vivant des arbres urbains dérange les riverains. En miroir, leurs incivilités portent atteinte au bon développement des arbres. De plus, de nouveaux modes de gestion qui proposent de « laisser faire la nature » complexifient encore le problème. Enfin, les arbres servent souvent d’écran à des préoccupations « qui n’ont rien à voir avec eux » : les conflits dont ils font l’objet tiennent davantage à des rapports de voisinage ou à des relations élus-administrés marqués par la frustration ou l’incompréhension. Dans ce contexte, nous esquissons un processus de patrimonialisation « freiné » qui tente, sans y parvenir vraiment, de faire accepter les arbres pour ce qu’ils sont. |
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