Forêts, évangélismes et aides humanitaires post-sismique en Haïti : des liaisons dangereuses
Haïti vit, depuis au moins une cinquantaine d’années, une situation de déforestation sévère qui s’explique par des facteurs historiques, socio-économiques, militaires et politiques. Le séisme du 12 janvier 2010 a fait émerger dans son sillage un autre accélérateur de la déforestation. En effet, l’ai...
Na minha lista:
| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/vertigo, |
|---|---|
| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
VertigO
2012
|
| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Haïti vit, depuis au moins une cinquantaine d’années, une situation de déforestation sévère qui s’explique par des facteurs historiques, socio-économiques, militaires et politiques. Le séisme du 12 janvier 2010 a fait émerger dans son sillage un autre accélérateur de la déforestation. En effet, l’aide internationale post-sismique dont bénéficie Haïti est une arme à double tranchant. Elle sauve des vies, mais elle contribue insidieusement à la déforestation de ce pays. Cette dynamique est liée à son contenu (riz et haricots secs) et ses dommages collatéraux (le prosélytisme des Organisations Non Gouvernementales humanitaires d’origines religieuses et l’utilisation exclusive du bois comme matériau/modèle pour la reconstruction). Ce que nous soumettons à l’analyse c’est l’avenir du capital forestier d’Haïti dans la grande dynamique de la reconstruction post-catastrophe du pays qui se fait avec l’aide de la communauté internationale. Cette aide dans son volet humanitaire n’arrive pas à concilier l’urgence et les intérêts futurs du pays. Elle met en place les conditions de réalisation d’une autre catastrophe, l’extinction des ressources forestières. De ce fait, l’aide humanitaire post-sismique dans sa forme actuelle est donc dangereuse pour la sauvegarde des forêts en Haïti. |
|---|