La schizophrénie écologique : le cas des déplacements quotidiens à Lyon
Cet article explore l’enjeu du décalage entre information, valeurs et actes réalisés par des individus dans un contexte de lutte contre les changements climatiques. Ce décalage n’est pas anodin, car il peut représenter un frein majeur aux efforts de réduction d’émissions et, au niveau théorique, il...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/vertigo, |
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| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
VertigO
2014
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| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Cet article explore l’enjeu du décalage entre information, valeurs et actes réalisés par des individus dans un contexte de lutte contre les changements climatiques. Ce décalage n’est pas anodin, car il peut représenter un frein majeur aux efforts de réduction d’émissions et, au niveau théorique, il soulève la question de la solubilité du développement durable et participatif (DDP) dans la gouvernance climatique. Nous explorons cette problématique par le biais de la notion de schizophrénie écologique, appliquée à la question de la mobilité urbaine quotidienne, afin de mieux comprendre les raisons du refus, des réticences et des blocages aux mesures climato-énergétiques. Par le biais de 30 entretiens semi-directifs et d’un sondage réalisé auprès de 650 Lyonnais, nous avons relevé des grandes tendances liées aux réticences des gens à utiliser les transports en commun (TC) et à leur ’attachement’ à la voiture ; leurs motivations et leurs raisons de leur rejet relatif des modes doux de transports – TC, marche et vélo. Nous insistons dans ces pages sur les tensions entre les valeurs environnementales de ces individus et leurs comportements réels, qui nous ramènent à la notion de schizophrénie écologique. |
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