Quelques techniques pour reprendre la parole dans les zones périurbaines pavillonnaires
Les paradigmes objectivants et globalisants des médias, de l’urbanisme et des sciences humaines ne peuvent à ce jour rendre compte de la vie à taille humaine des zones périurbaines pavillonnaires, lesquelles sont vouées à rester dans l’angle mort de la recherche et de la pensée critique alors même q...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/variations, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Variations
2013
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Les paradigmes objectivants et globalisants des médias, de l’urbanisme et des sciences humaines ne peuvent à ce jour rendre compte de la vie à taille humaine des zones périurbaines pavillonnaires, lesquelles sont vouées à rester dans l’angle mort de la recherche et de la pensée critique alors même qu’environ 20 millions de personnes y résident en 2012. En confinant cette majorité silencieuse dans des zones d'éteignoir de la prise de parole, ces modèles exclusifs de connaissance en font des entités à la fois indéterminées et aisément contrôlables par les pouvoirs médiatiques et politiques. Cette hypothèse guidera notre réflexion, qui s’attachera d’abord à comprendre pourquoi la prise de parole est difficile dans ces zones (par exemple, aucun mouvement d’Indignés n’y a jamais vu le jour). Quelques techniques seront ensuite proposées, sous la figure tutélaire de Michel de Certeau, afin de déjouer les stratégies totalisantes qui y sont en œuvre. Il sera alors possible, dans un dernier temps, de caractériser la possibilité d’une prise de parole dans ces zones épistémologiquement déclassées. |
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