Et vous pensiez que nous avions laissé tout cela derrière nous : la race biologique fait son retour dans les sciences sociales
Récemment, certains sociologues ont soutenu dans des revues prestigieuses que les catégories raciales étaient liées à des clusters génétiquement distincts dans la population humaine. Ils proposent de théoriser la race en tant que système de catégorisation issu d’une construction sociale et lié à des...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/urmis, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Cahiers de l’Urmis
2021
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Récemment, certains sociologues ont soutenu dans des revues prestigieuses que les catégories raciales étaient liées à des clusters génétiquement distincts dans la population humaine. Ils proposent de théoriser la race en tant que système de catégorisation issu d’une construction sociale et lié à des groupes biologiques au sein de notre espèce. Leurs travaux ne relatent cependant pas dans quelle mesure les clusters génétiques statistiquement inférés relèvent eux-mêmes de constructions sociales, ce qui rend impossible toute juxtaposition entre des catégories sociales « subjectives » et des catégories biologiques « objectives ». Cet article encourage vivement les chercheurs en sciences sociales à garder une distance critique par rapport aux allégations concernant un quelconque fondement génétique aux races humaines et à apporter leur contribution aux débats actuels sur la notion de race. |
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