Asymétries intersectionnelles dans le processus d’enquête. Réflexions sur la place d’une anthropologue française auprès de Sénégalaises transmigrantes dans la Médina de Casablanca (Maroc)

A partir d’une approche anthropologique, cet article explore les relations d’enquête développées avec des Sénégalaises migrantes qui travaillent en tant que vendeuses ambulantes sur le marché de la Médina de Casablanca. L’article étudie les assignations identitaires de la chercheuse formulées par se...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/urmis,
Autor principal: Lasserre, Marie
Format: Article ou chapitre numérique
Publicat: Cahiers de l’Urmis 2020
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:A partir d’une approche anthropologique, cet article explore les relations d’enquête développées avec des Sénégalaises migrantes qui travaillent en tant que vendeuses ambulantes sur le marché de la Médina de Casablanca. L’article étudie les assignations identitaires de la chercheuse formulées par ses interlocutrices et l’ensemble des groupes sociaux présents sur ce terrain d’étude. Ces assignations procèdent d’un croisement d’asymétries sociales, raciales et genrées non choisies et peu maîtrisables. Elles soulignent une intersectionnalité des privilèges de l’anthropologue face à l’intrication de discriminations vécues par ses interlocutrices dans l’espace casablancais. A travers les choix ethnographiques opérés pour contourner certaines catégorisations et difficultés d’accès au terrain, l’article interroge les processus relationnels intersubjectifs à l’œuvre, le contexte qui les nourrit et leur valeur heuristique. Cette analyse réflexive questionne enfin les tensions inhérentes à l’enquête entre méthodologie et engagement moral, implication et distanciation, subjectivité et intérêt professionnel.