Habiter entre marginalité et invisibilité : les immigrés chinois en sous-location en banlieue parisienne

Cet article présente une recherche pionnière sur l’habitat des immigrés chinois précaires ; il s’appuie sur une enquête dans un quartier populaire en banlieue parisienne, où l’on observe une forte concentration d’immigrés chinois. Cet article présente tout d’abord une description d’un quartier « exc...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Argitaratua izan da:URI:https://journals.openedition.org/urmis,
Egile nagusia: Du, Juan
Formatua: Article ou chapitre numérique
Argitaratua: Cahiers de l’Urmis 2014
Gaiak:
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Cet article présente une recherche pionnière sur l’habitat des immigrés chinois précaires ; il s’appuie sur une enquête dans un quartier populaire en banlieue parisienne, où l’on observe une forte concentration d’immigrés chinois. Cet article présente tout d’abord une description d’un quartier « excentré » et de ses habitants chinois, qui peuvent être classés en trois catégories. Parmi ces habitants chinois, il est fréquent qu’un seul appartement soit partagé par plusieurs personnes ou même plusieurs familles. Il existe une relation de pouvoir entre des « bailleurs », le plus souvent locataires officiels, et les « locataires », le plus souvent sous-locataires. Ensuite, en comparant deux types d’habitants chinois, ceux qui vivent en famille et ceux qui vivent seuls, l’article montre que l’habitation à la marge n’est pas seulement une représentation spatiale d’un groupe d’immigrés en grande précarité socio-économique, elle participe elle-même à ce processus de marginalisation ; elle rend même les sous-locataires chinois « invisibles ». Enfin, il s’agit d’envisager les potentielles sorties de la précarité pour les sous-locataires.