Réflexions autour de la construction de représentations racistes à l’égard des éleveurs
Cet article se propose, à partir d’entretiens réalisés en Ouganda en 2013, de s’intéresser aux représentations racistes qui circulent autour de l’activité de l’élevage et des individus qui la pratiquent. Ces représentations font écho à l’idéologie hamitique qui a pénétré l’Afrique des Grands Lacs à...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/urmis, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Publié: |
Cahiers de l’Urmis
2014
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article se propose, à partir d’entretiens réalisés en Ouganda en 2013, de s’intéresser aux représentations racistes qui circulent autour de l’activité de l’élevage et des individus qui la pratiquent. Ces représentations font écho à l’idéologie hamitique qui a pénétré l’Afrique des Grands Lacs à la fin du 19e siècle. Les divisions des populations en races et le « fantasme hamito-sémitique » (CHRÉTIEN et KABANDA 2013) a durablement imprégné les sociétés. Au sud-ouest et au centre de l’Ouganda, les Balaalo, c’est-à-dire les bergers sont désignés comme Bahima ou Banyarwanda, termes qui renvoient à des identifications ethniques ou racistes. Également une manière de dire qu’ils sont proches du président Yoweri K. Museveni aux commandes d’un régime autoritaire depuis 1986. Pourtant, les éleveurs sont en Ouganda marginalisés par les politiques foncières du gouvernement. Cet article rassemble des réflexions d’un début de thèse sur la construction des représentations racistes à l’égard des éleveurs dans un contexte d’autoritarisme politique. |
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