Yakouba ou le passage d’un rite à l’autre
Comme toutes les institutions, l’éducation qui permet aux jeunes d’entrer dans la culture et de définir leur identité, est fondée sur le sacrifice violent. Elle peut cependant distancer progressivement cette violence fondatrice, à certaines conditions. L’homme est un animal rituel, et il ne sort des...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/trema, |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Tréma
2010
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Comme toutes les institutions, l’éducation qui permet aux jeunes d’entrer dans la culture et de définir leur identité, est fondée sur le sacrifice violent. Elle peut cependant distancer progressivement cette violence fondatrice, à certaines conditions. L’homme est un animal rituel, et il ne sort des rites violents que par des rites moins violents.L’article fait une lecture anthropologique de Yakouba, album de Thierry DEDIEU, Le Seuil 1994. Il souligne comment à l’occasion de son initiation tribale où il doit tuer le lion pour devenir guerrier, le personnage principal découvrira la violence fondatrice communautaire qui repose sur le meurtre du tiers et occulte une violence essentielle, mimétique et rivalitaire. En passant par le dilemme et le débat avec l’autre et avec soi, comme rite moins violent, il laissera la vie sauve au lion, et accèdera ainsi à une identité de sujet réflexif. |
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