Échanges transdisciplinaires et légitimation générique : le poème en prose et les arts plastiques
Genre oxymoron qui rejette la versification et la musicalité traditionnellement associées à la poésie, le poème en prose semble immédiatement se tourner vers les arts visuels. Afin d’explorer les échanges transdisciplinaires impliqués par la revendication de légitimité plastique du poème en prose, c...
Сохранить в:
| Опубликовано в: : | URI:https://journals.openedition.org/transtexts, |
|---|---|
| Главный автор: | |
| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Опубликовано: |
Transtext(e)s Transcultures
2018
|
| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | Genre oxymoron qui rejette la versification et la musicalité traditionnellement associées à la poésie, le poème en prose semble immédiatement se tourner vers les arts visuels. Afin d’explorer les échanges transdisciplinaires impliqués par la revendication de légitimité plastique du poème en prose, cet article procède à une micro-histoire du poème en prose en mode mineur. Il s’agit ainsi de démontrer le passage d’une entreprise de légitimation générique du poème en prose à l’affirmation d’une nature proprement plastique du poème. L’article interroge d’abord le choix effectué par quatre poètes en prose de recourir à des dénominations qui relèvent de pratiques artistiques mineures pour désigner leurs poèmes en prose : la bambochade (Aloysius Bertrand), le croquis (Charles Baudelaire, Joris-Karl Huysmans) ou encore l’enluminure (Arthur Rimbaud). L’article s’intéresse ensuite à l’historique complexe de publication des Calligrammes d’Apollinaire qui révèle l’autonomisation d’une poésie en prose plastique à la légitimité générique désormais acquise.Prose poetry starkly challenges the versification and musicality traditionally associated with poetry. As a result, its visual aspect has often heralded the prose poem’s entry into the realm of the visual arts. This article draws a micro-history of the prose poem as a minor genre, in order to explore the transdisciplinary exchanges implied by this claim of visual generic legitimacy. After first considering the choice of four poets to name their prose poetry with clear reference to visual arts genres and practices: bambochades (Aloysius Bertrand), sketches (Charles Baudelaire, Joris-Karl Huysmans), and illuminations (Arthur Rimbaud), this article analyses the convoluted publishing history of Apollinaire’s Calligrammes. These case studies demonstrate how the prose poem distances itself from generic references to the visual arts, and ultimately asserts its own visual and plastic autonomy. |
|---|