Maladie individuelle, crise du couple et maux collectifs dans le roman Du stirbst nicht de Kathrin Schmidt : des transitions de l’après-1989 au prisme du genre

Le roman Du stirbst nicht de Kathrin Schmidt met en scène le retour à la vie d’Helene Wesendahl, victime d’un accident cérébral à l’âge de 44 ans, dont on comprend aisément qu’elle est l’alter ego de l’auteure. Outre la chronique de son réveil et de sa convalescence physique, le combat contre les sé...

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গ্রন্থ-পঞ্জীর বিবরন
প্রকাশিত:URI:https://journals.openedition.org/transtexts,
প্রধান লেখক: GOEPPER, Sibylle
বিন্যাস: Article ou chapitre numérique
প্রকাশিত: Transtext(e)s Transcultures 2017
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বিবরন
সংক্ষিপ্ত:Le roman Du stirbst nicht de Kathrin Schmidt met en scène le retour à la vie d’Helene Wesendahl, victime d’un accident cérébral à l’âge de 44 ans, dont on comprend aisément qu’elle est l’alter ego de l’auteure. Outre la chronique de son réveil et de sa convalescence physique, le combat contre les séquelles de la pathologie (aphasie, amnésie), il décrit le processus de reconstruction mémoriel de son passé, immédiat et plus lointain. Le genre permet d’apporter une clé de lecture supplémentaire à ce travail de remémoration qui revient sur la trajectoire de citoyenne d’Helene en République démocratique allemande (RDA) et sur ses amours troublées entre son mari Matthes et son amante Viola. Le récit individuel se double d’une dimension collective portant sur les maux de la république révolue et de l’Allemagne unifiée actuelle. Au croisement de ces différentes strates surgit pour finir le potentiel de résilience de l’expérience narrée qui donne l’occasion à la patiente de reconfigurer de façon inattendue le langage et les significations d’antan. La maladie impacte ainsi tout à la fois le réel, en modifiant sa vision des rapports de couple et des catégories de genre, et l’écriture sur le plan thématique et stylistique.Kathrin Schmidt's novel called Du stirbst nicht features Helene Wesendahl's return to life; the latter suffered a stroke at the age of 44 and we easily understand that she is the author's alter ego. In addition to the chronicle of her awakening and her physical recovery, the struggle against the pathology's consequences (aphasia, amnesia), it describes the process of memory reconstruction of her immediate or distant past. Gender provides an additional key to understanding the recalling work of Helene which comes back to her path as a citizen in the (GDR) and to her complicated relationship to Matthes, her husband, and Viola, her lover. The individual story is coupled with a collective dimension of the ills of the republic that has gone and with the current reunited Germany. Lastly, at the crossroads of these different strata, the capacity for resilience arises thanks to the recounted experience. It gives the patient the opportunity to reconfigure language and former meanings in an unexpected way. Thus, the disease has at the same time an impact on the reality by altering Helene’s vision both of the category of couple and gender and her writing in terms of topic and style.