Politique et alimentation : l'allaitement, une préoccupation ancestrale du pouvoir
Si l'Etat ne s'est intéressé que récemment à l'alimentation de la population (à travers le célèbre « Cinq fruits et légumes par jour », par exemple), il y a cependant un domaine de l'alimentation dans lequel l'Etat a, très tôt, voulu intervenir : c'est l'alimentati...
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| Xuất bản năm: | URI:https://journals.openedition.org/transtexts, |
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| Tác giả chính: | |
| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
Transtext(e)s Transcultures
2016
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| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | Si l'Etat ne s'est intéressé que récemment à l'alimentation de la population (à travers le célèbre « Cinq fruits et légumes par jour », par exemple), il y a cependant un domaine de l'alimentation dans lequel l'Etat a, très tôt, voulu intervenir : c'est l'alimentation des nourrissons.En effet, l'allaitement a toujours occupé une place à part dans les questions d'alimentation. Le code d'Hammurabi, texte juridique babylonien daté d'environ 1750 avant J.C., statuait déjà sur l'allaitement ! Le lait est un aliment particulier, symboliquement chargé. Le pouvoir a donc cherché à légiférer, contrôler, organiser et favoriser l'allaitement.En France, le XIXe siècle est caractéristique du souci de l'Etat dans ce domaine. Cette période est l'apogée de « l'industrie nourricière », responsable d'une très forte mortalité infantile. L'Etat français a donc mis en place une politique à l'égard de la petite enfance dans laquelle l'allaitement tient une place importante. Cette politique s'adresse, bien entendu, tout particulièrement aux femmes, qu'elles soient mères ou nourrices.Lyon est un bon exemple pour étudier la mise en place d'une telle politique. Cette ville demeure, durant tout le XIXe siècle, la ville de France qui envoie la plus forte proportion de ses nouveau-nés en nourrice. |
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