Avec quelles représentations lit-on (ou non) des violences sexuelles dans un récit de fiction ? À propos d’une lecture de Disgrâce de J. M. Coetzee sur France Culture

L’article questionne l’idée d’une nécessaire transformation de la façon dont les œuvres représentent la violence sexuelle en décalant le regard vers les représentations avec lesquelles les interprètes donnent sens à ces œuvres. L’exemple de la réception du roman Disgrâce du romancier sud-africain J....

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/transtexts,
Autore principale: d’Esnon, Anne Grand
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Transtext(e)s Transcultures 2025
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:L’article questionne l’idée d’une nécessaire transformation de la façon dont les œuvres représentent la violence sexuelle en décalant le regard vers les représentations avec lesquelles les interprètes donnent sens à ces œuvres. L’exemple de la réception du roman Disgrâce du romancier sud-africain J. M. Coetzee dans l’émission Répliques en France permet d’explorer un cas de divergence dans la réception critique sur la façon dont le roman représente le viol : selon les interprètes de l’émission, il n’y a qu’un « vrai viol » dans le roman, opposé à une relation injustement « requalifiée » comme viol. L’article soulève à partir de cette analyse deux questions : premièrement, l’absence du point de vue des victimes dans une représentation littéraire, comme c’est le cas dans Disgrâce, est-elle un problème ? Deuxièmement, faut-il changer ces représentations littéraires, ou bien changer la façon dont nous les comprenons ?