La grande séparation à résorber : L’Orient et l’Occident vus par Elisée Reclus
Elisée Reclus (1830-1905), géographe anarchiste, a parcouru le monde entier mais ne s’est jamais rendu en Asie orientale. Grâce à d’excellentes informations récupérées grâce à son vaste et multiforme réseau de contacts, il a néanmoins beaucoup écrit sur celle-ci à la fin de sa vie. Il salue l’ancien...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/transtexts, |
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| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Transtext(e)s Transcultures
2009
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| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Elisée Reclus (1830-1905), géographe anarchiste, a parcouru le monde entier mais ne s’est jamais rendu en Asie orientale. Grâce à d’excellentes informations récupérées grâce à son vaste et multiforme réseau de contacts, il a néanmoins beaucoup écrit sur celle-ci à la fin de sa vie. Il salue l’ancienneté, sinon l’origine commune, des civilisations en Orient et en Occident, tout en déplorant leur éloignement progressif dans le temps (l’histoire) et l’espace (la séparation montagneuse et désertique du Béloutchistan jusqu’à l’Ob, en passant par les barrières de l’Hindu Kouch et des Tian Shan). Constatant leur différentiel de puissance sur la scène mondiale, qui tourne à l’avantage de l’Europe et de l’Amérique, il en recherche les causes sur le temps long et l’espace profond, en maniant ainsi une approche de géohistoire et de géopolitique avant la lettre. Sa conception géographique de l’une ou l’autre des deux aires est pionnière. Sa façon de traiter la zone-limite le distingue du futur géopoliticien Mackinder. Ses remarques sur le Japon sont à maints égards prophétiques. |
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