Habiter le crassier. Un art anthropocène comme chronique de la catastrophe
Cet article se propose d’explorer des stratégies artistiques contemporaines qui se trouvent sinon en consonance avec l’hypothèse d’un Anthropocène, du moins en étroit voisinage avec les incidences stimulantes de cette notion sur les sciences-humaines. Se gardant toutefois d’aplatir la création conte...
Enregistré dans:
| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/transtexts, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Transtext(e)s Transcultures
2019
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article se propose d’explorer des stratégies artistiques contemporaines qui se trouvent sinon en consonance avec l’hypothèse d’un Anthropocène, du moins en étroit voisinage avec les incidences stimulantes de cette notion sur les sciences-humaines. Se gardant toutefois d’aplatir la création contemporaine sur une seule acception philosophique de l’Anthropocène, l’auteur propose un panorama d’une avant-garde artistique qui s’attache moins aux questions de « représentation » de la nature qu’aux démarches d’enquête qu’adoptent les artistes afin d’intensifier leurs expériences d’un milieu naturel dévasté par la Modernité. L’expression « habiter le crassier » signifie en l’occurrence qu’il appartient à l’art de développer une fonction résidentielle à l’intérieur des « ruines du capitalisme » (Anna Tsing), en prenant appui sur une « économie générale » (Georges Bataille) de la nature anthropisée. |
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