Essai de slapologie : Phanee de Pool, « Reine de la provoc »

Dans cette contribution à quatre mains, nous dévoilerons l’univers slapologique de Phanee de Pool, « Reine de la provoc » à en croire le titre de l’une de ses créations. L’artiste suisse romande déploie sa voix/voie singulière dans le champ de la chanson francophone au travers d’un genre qu’elle dés...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Dans:URI:https://journals.openedition.org/transposition,
Auteurs principaux: Pahud, Stéphanie, Vorger, Camille
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Transposition 2024
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Dans cette contribution à quatre mains, nous dévoilerons l’univers slapologique de Phanee de Pool, « Reine de la provoc » à en croire le titre de l’une de ses créations. L’artiste suisse romande déploie sa voix/voie singulière dans le champ de la chanson francophone au travers d’un genre qu’elle désigne par un néologisme – appropriation idiosyncrasique d’un terme anglais –, le slap. Après avoir précisément défini ce genre performanciel émergeant à la confluence entre slam, rap et chanson populaire, nous nous demanderons s’il s’avère propice à un dépassement de nos expériences conditionnées par la binarité féminin-masculin. Nous nous arrêterons ensuite sur les représentations des rôles et rapports de sexe/genre à laquelle nous confronte Phanee de Pool au travers de ses créations. Nous nous focaliserons plus particulièrement sur les paroles de « Madam’oiselle », une chanson qui ré-voque – littéralement – les pressions exercées sur les femmes pour correspondre à des normes esthétiques préétablies. Nous nous intéresserons par ailleurs à l’engagement corporel de l’artiste en nous concentrant sur l’analyse du clip de sa reprise du tube de Stephan Eicher, « Déjeuner en paix ». Nous montrerons dans quelle mesure les mouvements, gestes chorégraphiés et performés sur scène ou à travers le clip, qui donnent corps aux paroles, peuvent être porteurs d’un renouvellement, via l’humour, des configurations et interprétations sexuées/genrées traditionnelles jusqu’à aboutir à un pastiche voire une satire incarnée par l’autrice-compositrice-interprète.