Classical Concert Music and Queer Listening
Les normes du concert de musique classique, telles qu’elles sont fixées dans les contextes européen et étasunien depuis le début du XXe siècle, prescrivent une attitude d’écoute attentive et silencieuse, apparemment uniforme, l’auditoire étant disposé en rangs et les regards des spectateurs orientés...
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| Опубликовано в: : | URI:https://journals.openedition.org/transposition, |
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| Главный автор: | |
| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Anglais |
| Опубликовано: |
Transposition
2013
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| Предметы: | |
| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | Les normes du concert de musique classique, telles qu’elles sont fixées dans les contextes européen et étasunien depuis le début du XXe siècle, prescrivent une attitude d’écoute attentive et silencieuse, apparemment uniforme, l’auditoire étant disposé en rangs et les regards des spectateurs orientés tous dans la même direction. Cependant, sous ces apparences de conformité tranquille, les auditeurs vivent des expériences diverses et intenses. La discontinuité qui existe entre l’expérience et le comportement reflète les puissantes oppositions entre l’intérieur et l’extérieur, le public et le privé qui caractérisent cette culture. Cette discontinuité apparaît comme particulièrement forte quand on considère les propriétés érotiques de la musique, telles que les décrivent brillamment Susan McClary (dans son ouvrage Feminine Endings en 1991) et Suzanne Cusick (dans son article : « On a Lesbian Relationship with Music » datant de 1994). Cet article s’appuie sur leur travail et tente de le prolonger par la prise en compte d’un éventail plus large de subjectivités sexuelles, notamment la subjectivité du « passif » telle que l’a décrite Trevor Hoppe, et la subjectivité « fem » conceptualisée par Ann Cvetkovich. |
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