De la surveillance à la contestation. Flux et reflux du régime esthétique de la frontière en Méditerranée
Anne-Katrin Weber et Marie Sandoz se sont entretenues avec le chercheur et cinéaste Charles Heller, fondateur avec Lorenzo Pezzani du projet de recherche Forensic Oceanography. Dans ce cadre, ils enquêtent depuis 2011 sur les politiques migratoires qui régissent la Méditerranée et en particulier sur...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/transbordeur, |
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| Autori principali: | , , |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Transbordeur
2024
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Anne-Katrin Weber et Marie Sandoz se sont entretenues avec le chercheur et cinéaste Charles Heller, fondateur avec Lorenzo Pezzani du projet de recherche Forensic Oceanography. Dans ce cadre, ils enquêtent depuis 2011 sur les politiques migratoires qui régissent la Méditerranée et en particulier sur la violence des États qui s’y déploient. Notre entretien revient sur leur travail qui intervient à l’intersection entre l’hypervisbilité des images de bateaux de migrants qui circulent dans l’espace public et l’imperceptibilité de celles qui révéleraient d’autres aspects des luttes qui se jouent en mer. Face à la multitude d’images satellitaires, de surveillance, photographiques, thermiques et cartographiques mobilisée par Forensic Oceanography, nous avons discuté de comment le régime d’in/visibilité qui structure l’espace maritime peut être renégocié dans une visée bien précise, celle de contestation de la violence des frontières. Cette appropriation des images verticales et leur détournement militant a constitué le fil rouge de notre conversation. |
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