Servir les sciences et l’empire. La photographie aérienne, les scientifiques et les militaires dans les espaces coloniaux français (1918‑1940)
Cet article examine le succès de la photographie aérienne dans les sciences humaines françaises pendant l’entre-deux-guerres. Il rappelle que ce succès est principalement mis en œuvre dans les territoires coloniaux et que ces usages doivent beaucoup à une étroite collaboration avec l’armée de l’Air....
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/transbordeur, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Transbordeur
2024
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Cet article examine le succès de la photographie aérienne dans les sciences humaines françaises pendant l’entre-deux-guerres. Il rappelle que ce succès est principalement mis en œuvre dans les territoires coloniaux et que ces usages doivent beaucoup à une étroite collaboration avec l’armée de l’Air. L’auteur expose dans un premier temps les stratégies de redéploiement du matériel de guerre dans les colonies et les politiques coloniales de l’aviation qui servent les intérêts des scientifiques. Il explique ensuite comment les savants se montrent utiles pour les militaires, en tirant profit de la faible activité de l’armée de l’Air dans les colonies, en rappelant la nécessité de maintenir un entraînement à la photographie aérienne ou au bombardement, ou en soulignant l’utilité stratégique de leurs résultats. Dans la troisième partie, l’auteur explore les processus de silenciation que favorise la photographie aérienne ; il montre que l’intérêt qu’elle suscite procède de sa capacité à réduire au silence ceux qu’elle fixe et qui sont tout à la fois sujets coloniaux et objets d’études. |
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