« Des cendres à la nouvelle métropole ». Le California Camera Club et la reconstruction photographique de San Francisco au lendemain du tremblement de terre et de l’incendie de 1906

Le tremblement de terre et l’incendie qui ravagèrent San Francisco en avril 1906, au moment où la photographie amateur était en plein essor, suscitèrent un regain de productions au sein du club photographique le plus important de la région, le California Camera Club. Les membres du club œuvrèrent al...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/transbordeur,
Autor Principal: Görgen, Carolin
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Transbordeur 2024
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Le tremblement de terre et l’incendie qui ravagèrent San Francisco en avril 1906, au moment où la photographie amateur était en plein essor, suscitèrent un regain de productions au sein du club photographique le plus important de la région, le California Camera Club. Les membres du club œuvrèrent alors pour participer à la reconstruction de la ville à l’aide de la photographie. Il ne s’agissait pas uniquement d’une entreprise iconographique ou esthétique, mais plus exactement d’une « participation patriotique » au processus de reconstruction, qui donna matière à une histoire du « nouveau San Francisco ». L’iconographie de la destruction servit de point de départ à une reformulation du San Francisco du début du XXe siècle, véhiculant une vision de son avenir. En dissimulant efficacement les controverses suscitées par le processus de reconstruction, à l’instar du traitement réservé à la communauté chinoise, les images diffusées contribuèrent à fabriquer la vision mythique d’une ville unie et solidaire. Cette vision allait s’insérer de manière harmonieuse dans l’écriture d’une histoire nationale progressiste et servir les intérêts économiques de la région. En interrogeant ce processus, l’article propose de reconsidérer l’impact d’un club photographique local sur la consolidation d’un récit collectif consensuel.