Frank Bunker Gilbreth. La normalisation comme art de vivre
Frank Bunker Gilbreth est le Taylor de la photographie. Ses expérimentations visuelles menées dans le domaine des études de la fatigue et du mouvement sont des exemples notables d’une vision du monde aussi innovante que réductrice, qui se décompose en une rationalisation extrême de tous les processu...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/transbordeur, |
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| Glavni autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Transbordeur
2024
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| Teme: | |
| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Frank Bunker Gilbreth est le Taylor de la photographie. Ses expérimentations visuelles menées dans le domaine des études de la fatigue et du mouvement sont des exemples notables d’une vision du monde aussi innovante que réductrice, qui se décompose en une rationalisation extrême de tous les processus de la vie. Ses travaux sont un programme pour la mise en œuvre du taylorisme des années 1910 et 1920. Les études pratiques et théoriques de Gilbreth sont en effet une tentative pour concevoir un art de vivre propre à l’ère de l’industrialisation, fondé sur une division des gestes, et qui, tout en ayant recours à un faible nombre d’unités, se prétend d’une grande richesse interprétative. Gilbreth se voit en constructeur d’un homme nouveau dans une société nouvelle et ce par la simple recherche de ce qu’il appelle « The One Best Way » : la conception la plus économique possible de toutes sortes de processus de travail. Selon ses projections, le monde pourrait être transformé par la seule rationalisation du quotidien. Cet article reconstitue ses théories et ses pratiques photographiques. |
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