Le mot d’esprit et sa relation au composite

Les années 1930 ont vu les principaux théoriciens du mouvement surréaliste tenter de développer une pratique du photomontage qui mettrait les implications politiques du médium, déjà bien établies, au service de l’engagement surréaliste envers la psychanalyse. Au sein de ce programme esthétique, les...

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Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/transbordeur,
1. Verfasser: Laxton, Susan
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: Transbordeur 2024
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Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Beschreibung
Zusammenfassung:Les années 1930 ont vu les principaux théoriciens du mouvement surréaliste tenter de développer une pratique du photomontage qui mettrait les implications politiques du médium, déjà bien établies, au service de l’engagement surréaliste envers la psychanalyse. Au sein de ce programme esthétique, les photographies composites furent assimilées à des traits d’esprit renvoyant à la désorientation, l’instabilité et au jeu comme forme de rébellion. Elles s’appuient sur les illusions spatiales permises par la photographie, mais opèrent par fragmentation et, ce faisant, exposent les liens entre la psychanalyse et le Witz, tel que décrit dans Le Mot d’esprit et sa relation à l’inconscient de Sigmund Freud (1905). André Breton et Paul Éluard ont collaboré à la première expérience dans cette veine, une série de photomontages altérant la dernière photographie du livre de poèmes de René Char, Le Tombeau des secrets (1930), un projet qui établit la pratique surréaliste du photomontage comme un acte de résistance, mêlant le rejet de l’autorité à la volonté poétique de décrire le désir inconscient, le tout au sein de la structure intrinsèquement sociale du mot d’esprit.