Penser à la limite : pour une lecture critique de Jacques Rancière
L’article se propose, à partir d’une lecture de l’esthétique de Jacques Rancière, d’étudier la façon dont on peut exploiter celle-ci dans le champ de l’histoire littéraire. L’originalité de Rancière vient notamment de ce que, prenant acte des contradictions actuelles qui pèsent sur la notion de post...
保存先:
| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/trans, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
TRANS-
2011
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | L’article se propose, à partir d’une lecture de l’esthétique de Jacques Rancière, d’étudier la façon dont on peut exploiter celle-ci dans le champ de l’histoire littéraire. L’originalité de Rancière vient notamment de ce que, prenant acte des contradictions actuelles qui pèsent sur la notion de postmoderne et, du même coup, sur celle de moderne, il insiste sur la césure de la Révolution esthétique et propose une lecture discontinuiste de l’histoire des arts. Mais poser une discontinuité très forte au seuil de l’âge esthétique peut conduire à réintroduire du continu à d’autres niveaux. Il est donc nécessaire de voir en quoi Rancière, en confrontant la littérature à son existence historique, oblige l’interprétation historique à faire face à ses conditions littéraires d’existence : la constitution même de l’objet historique se voit ainsi problématisée. La pensée rancièrienne nous invite à nous placer à la limite, à privilégier le dissensus, la disjonction, sur la réduction consensuelle des problèmes, et du même coup à interroger toute notre approche critique. |
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