Kafka et Quiroga, ou la chute de l’au-delà dans l’ici-bas
Je me suis intéressée à deux brefs récits (« Der Jäger Gracchus » de Kafka, et « Los buques suicidantes » de Quiroga), qui ont ceci de particulier qu’ils inventent un espace réunissant l’ici-bas et l’au-delà. Ce mélange, progressif, qui est comme imposé par le cadre aquatique des deux textes, affect...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/trans, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
TRANS-
2014
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Je me suis intéressée à deux brefs récits (« Der Jäger Gracchus » de Kafka, et « Los buques suicidantes » de Quiroga), qui ont ceci de particulier qu’ils inventent un espace réunissant l’ici-bas et l’au-delà. Ce mélange, progressif, qui est comme imposé par le cadre aquatique des deux textes, affecte l’ensemble de la diégèse : certains personnages sont par exemple traversés par un ensemble de forces contraires, et apparaissent ainsi comme des étrangers, des êtres incompréhensibles. Mais l’eau n’est pas seulement un milieu favorisant les mélanges ; il s’agit également de l’élément du passage, qui autorise les personnages à accéder à la fois à l’au-delà du monde (celui des fonds marins, par exemple) et à l’au-delà humain (celui de la mortalité). Les personnages passeurs et passants se rapprochent alors de grandes figures telles qu’Ulysse, Ophélie ou Charon. D’autres personnages semblent au contraire incapables de faire l’expérience de l’au-delà, car il leur manque un objet essentiel, dont Kafka et Quiroga nous dévoilent la nature dans ces deux grands récits. |
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