Approche du merveilleux paysager : le dialogue entre l’art du jardin et la littérature

Dans le dernier tiers du xviiie siècle, les écrits qui ont accompagné l’essor du jardin paysager ont été le lieu d’un renouvellement de l’imaginaire du lieu magique. Rattachés au genre « surprenant » dans le cadre d’une application des catégories rhétoriques au paysage, les traits constitutifs de la...

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التفاصيل البيبلوغرافية
الحاوية / القاعدة:URI:https://journals.openedition.org/trans,
المؤلف الرئيسي: Reyniès, Justine de
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: TRANS- 2013
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الملخص:Dans le dernier tiers du xviiie siècle, les écrits qui ont accompagné l’essor du jardin paysager ont été le lieu d’un renouvellement de l’imaginaire du lieu magique. Rattachés au genre « surprenant » dans le cadre d’une application des catégories rhétoriques au paysage, les traits constitutifs de la topique du lieu enchanté sont repris et intégrés au sein d’une sémiotique de l’espace qui attribue à certains éléments le pouvoir de signifier un au-delà du visible. Parallèlement, avec la Dissertation on Oriental Gardening (1772) de William Chambers, une jonction s’opère entre l’écriture du paysage et le genre moderne du conte de fées, notamment dans sa variante orientale illustrée par Les Mille et une nuits. Le lieu créé ou « hanté » par des êtres surnaturels s’identifie désormais au territoire du rêve, lui-même assimilé à l’espace mental où se déploie le génie artistique. Parmi les paysages oniriques des récits de l’âge romantique, les décors de Laura de George Sand et Le Domaine d’Arnheim illustrent l’héritage laissé à la création littéraire par la féerie pittoresque des Lumières.