Expressions intertextuelles et analyses transculturelles dans Les Aventures d’Arsène Lupin de Maurice Leblanc

En 1905, Maurice Leblanc (1864-1941) gagne le cœur du public en léguant à la postérité littéraire la figure d’un illustre gentleman cambrioleur. Arsène Lupin, « l’homme aux mille visages » trompe incessamment son monde, se cachant même aux yeux du lecteur qui scrute chaque indice afin de démasquer l...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/trans,
Autore principale: Hannedouche, Cédric
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: TRANS- 2022
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:En 1905, Maurice Leblanc (1864-1941) gagne le cœur du public en léguant à la postérité littéraire la figure d’un illustre gentleman cambrioleur. Arsène Lupin, « l’homme aux mille visages » trompe incessamment son monde, se cachant même aux yeux du lecteur qui scrute chaque indice afin de démasquer l’identité derrière laquelle se dissimule l’énergique héros. Le mécanisme, bien connu depuis, de l’usurpation d’identité ne reflèterait-il pas au fond une démarche auctoriale ? Il convient ici de rappeler que Maurice Leblanc a passé sa première vie d’écrivain à tenter le succès par d’incessantes publications de romans, contes et nouvelles d’inspiration réaliste sur le modèle de son maître Maupassant. L’échec est cuisant. Les Belles-Lettres refusent d’accueillir l’auteur normand. Maurice Leblanc ne s’avoue pas vaincu pour autant et irrigue, comme bien d’autres, ses succès populaires d’une forte intertextualité issue d’une littérature légitimée par le canon et les anthologies scolaires.