Cuerpos de mujeres como desechos del neoliberalismo: los feminicidios en 2666 de Roberto Bolaño

Dans la quatrième partie de 2666 (2004) de Roberto Bolaño (« La partie des crimes »), des centaines de femmes sont violées, mutilées et assassinées dans la ville fictionnelle de Santa Teresa au Nord du Mexique, sans que les coupables ne soient identifiés. La plupart de ces femmes, travailleuses dans...

Ausführliche Beschreibung

Gespeichert in:
Bibliographische Detailangaben
Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/trans,
1. Verfasser: Luján, Carmen Carrasco
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Espagnol
Veröffentlicht: TRANS- 2021
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:Dans la quatrième partie de 2666 (2004) de Roberto Bolaño (« La partie des crimes »), des centaines de femmes sont violées, mutilées et assassinées dans la ville fictionnelle de Santa Teresa au Nord du Mexique, sans que les coupables ne soient identifiés. La plupart de ces femmes, travailleuses dans les maquiladoras, ont été démembrées comme les pièces des machines qu’elles sont chargées d’assembler dans les usines. Cet article cherche à éclairer la manière dont le roman explore des schémas d’intelligibilité qui empêchent la reconnaissance des décès de ces femmes comme « dignes de deuil » (Butler). Cette impossible reconnaissance trouve son origine, dans le roman, dans deux formes de violence qui conduisent à l’assimilation des femmes à des « déchets » : la violence systémique envers les femmes et la violence infligée au précariat par l’organisation néolibérale du travail.