Quelles perspectives pour l’Afrique-Monde ? Une étude relationnelle
En 2016, Achille Mbembe et Felwine Sarr inaugurent à Dakar les Ateliers de la pensée auxquels participent des intellectuels, artistes et universitaires africains et de la diaspora. Ils se réunissent pour discuter de la place qu’occupe l’Afrique dans les nouvelles configurations planétaires tant dans...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/trans, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
TRANS-
2020
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | En 2016, Achille Mbembe et Felwine Sarr inaugurent à Dakar les Ateliers de la pensée auxquels participent des intellectuels, artistes et universitaires africains et de la diaspora. Ils se réunissent pour discuter de la place qu’occupe l’Afrique dans les nouvelles configurations planétaires tant dans le domaine sociopolitique et économique que dans le domaine culturel. Ces rencontres ont donné lieu au collectif Écrire l’Afrique-Monde (2017) qui s’annonce comme une pensée-action en défense du brouillage des frontières et des catégories contre toute forme totalisante de la pensée dominante (occidentale) afin de forger une épistémologie décolonisée. La pensée archipélique élaborée par Édouard Glissant est interrogée à la lumière des réflexions qui y sont proposées afin d’évaluer la pertinence d’une démarche relationnelle. Nous débuterons notre analyse par une illustration des propos présentés dans l’avant-propos du recueil, qui s’inscrit dans la rhétorique du manifeste. En outre, nous essaierons de retracer la cartographie planétaire telle qu’elle est envisagée par le collectif en analysant la valeur du lexème « monde » qui est largement évoqué dans les théories décoloniales, avant de confluer dans les études mondiales. La démarche relationnelle invoque une pluralité de théories, proches de la pensée frontalière, qui façonnent une pragmatique du lien. Nous montrerons enfin dans quelle mesure cette pragmatique interpelle la pensée autoréflexive célébrée dans le collectif en ce que le sujet « Afrique » est appelé à élaborer des paradigmes issus de la philosophie autochtone en vue de décloisonner une épistémologie inclusive. |
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