« Othello » dans « Les Mendiants » et dans « Orlando » : comparaison et imposture
La présence peu visible d’Othello dans Orlando de Virginia Woolf et Les Mendiants de Louis-René des Forêts cache une imprégnation profonde : thématiquement, la pièce de l’imposture nourrit le roman de l’artifice et le roman du plagiaire, au point que l’intertexte envahit tout le texte second. Mais,...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/trans, |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
TRANS-
2011
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | La présence peu visible d’Othello dans Orlando de Virginia Woolf et Les Mendiants de Louis-René des Forêts cache une imprégnation profonde : thématiquement, la pièce de l’imposture nourrit le roman de l’artifice et le roman du plagiaire, au point que l’intertexte envahit tout le texte second. Mais, très vite, une distance se fait jour, qui sépare la pièce baroque et les deux romans du XXe siècle, quant à la valeur du faux : l’imposture, de l’une aux autres, quitte la sphère éthique pour entrer dans la sphère esthétique. Se pose alors la question de la fonction de la pièce dans le roman ; il apparaît, contre nos attentes, qu’elle ne construit pas un dispositif spéculaire éclairant le sens de l’œuvre, mais contribue à produire une vision métamorphique de la littérature. Si on a été conduit à comparer deux incomparables (Woolf/ des Forêts), ce corpus révèle, pour finir, le choix de pratiquer un comparatisme décentré, s’appuyant sur le contresens productif comme dernière forme du faux. |
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