L’expérience concentrationnaire du chaos. Pour un récit éclaté ou un récit continu ?
Le monde concentrationnaire est expérience fondamentale du chaos. Avec lui s’effondre tout ce qui organisait et soutenait le monde d’"avant". Comment décrire un tel monde, celui de l’hypertrophie de l’instant, de l’omniprésence de la mort ? Pour Chalamov ou Semprun, l’expérience des camps...
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| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/trans, |
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| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
TRANS-
2011
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| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | Le monde concentrationnaire est expérience fondamentale du chaos. Avec lui s’effondre tout ce qui organisait et soutenait le monde d’"avant". Comment décrire un tel monde, celui de l’hypertrophie de l’instant, de l’omniprésence de la mort ? Pour Chalamov ou Semprun, l’expérience des camps étant celle d’une discontinuité radicale imposée à la vie du concentrationnaire, tout "récit" n’en peut être que "discontinu". Pour Soljenitsyne ou Kertesz, l’absence de destin du concentrationnaire est un trait constitutif d’une continuité tout aussi radicalement invivable, il n’est alors pas d’autre mode narratif que linéaire. Ces formes ne sont pas nécessairement irréconciliables. Et ne peuvent-elles plus largement servir d’exemples pour dire la « négativité culturelle » (Kertesz) qui caractérise le monde moderne ? |
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