La chair en cercle, la mémoire en circuit : Incarnation et transmission du traumatisme dans Les Quatre Vies du saule et Dear Chrysanthemums

Cet article propose une lecture croisée de Les Quatre Vies du saule (Shan Sa) et de Dear Chrysanthemums (Fiona Sze-Lorrain) à partir de la psychanalyse féministe, de la postmémoire et de la déconstruction. Il défend l’idée que, dans ces deux écritures de l’exil et de l’entre-langues, le traumatisme...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/trans,
Auteur principal: Huang, Song
Format: Article ou chapitre numérique
Publié: TRANS- 2026
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Cet article propose une lecture croisée de Les Quatre Vies du saule (Shan Sa) et de Dear Chrysanthemums (Fiona Sze-Lorrain) à partir de la psychanalyse féministe, de la postmémoire et de la déconstruction. Il défend l’idée que, dans ces deux écritures de l’exil et de l’entre-langues, le traumatisme ne se laisse pas réduire à un événement surmontable : il persiste comme une répétition incarnée, une mémoire transgénérationnelle qui circule par la chair, la langue et les silences. En refusant la linéarité narrative et la clôture cathartique, les textes privilégient des structures circulaires, fragmentaires et polyphoniques où les corps féminins deviennent des archives vivantes d’histoires d’effacement et de survivance. Les dispositifs poétiques et multilingues réinscrivent ainsi le trauma dans la matérialité même du texte, faisant de l’écriture un lieu d’incarnation plutôt qu’un espace de réparation définitive.