La Chronique des sentiments de Alexander Kluge : l’héritage des Essais de Michel de Montaigne après Auschwitz et Stalingrad

Lire Montaigne après l’ « heure zéro » (« Stunde Null ») peut sembler dérisoire, Stalingrad mais surtout Auschwitz ayant définitivement remis en cause les méthodes classiques de représentation et consacré la faillite d’une idée traditionnelle de l’humanisme. L’expérience humaine, dont Montaigne fit...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/trans,
Autore principale: Powald, Tobias Vincent
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: TRANS- 2011
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Lire Montaigne après l’ « heure zéro » (« Stunde Null ») peut sembler dérisoire, Stalingrad mais surtout Auschwitz ayant définitivement remis en cause les méthodes classiques de représentation et consacré la faillite d’une idée traditionnelle de l’humanisme. L’expérience humaine, dont Montaigne fit jadis la matière de son livre, y a perdu de son crédit pour n’avoir su prévenir les catastrophes que furent le Jeudi noir et les deux guerres mondiales. Contre ce que Hannah Arendt appellera « la banalité du mal » Kluge s’en remet à son tour à l’expérience dont, en « chroniqueur des sentiments », il tient registre afin de mieux en éprouver les valeurs dans l’optique de l’avenir.