Circularité et discours endeuillé : scénographies, ethos et résistance discursifs chez Barthes, Ernaux et Beauvoir
L’écriture du deuil se heurte à une difficulté fondamentale : comment dire une absence persistante, un manque qui ne se résorbe pas ? Cette étude analyse trois récits contemporains du deuil – Journal de deuil (écrit entre 1977 et 1979, publié en 2009) de Roland Barthes, Une femme (1987) d’Annie Erna...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/trans, |
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| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Izdano: |
TRANS-
2026
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| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | L’écriture du deuil se heurte à une difficulté fondamentale : comment dire une absence persistante, un manque qui ne se résorbe pas ? Cette étude analyse trois récits contemporains du deuil – Journal de deuil (écrit entre 1977 et 1979, publié en 2009) de Roland Barthes, Une femme (1987) d’Annie Ernaux et Une mort très douce (1964) de Simone de Beauvoir. Loin de viser une progression linéaire vers la consolation ou l’oubli, ces textes développent une poétique du ressassement, de la répétition et du retour. Le deuil y est représenté selon un mouvement de spirale ou d’écho, reflétant la logique mouvante et non résolutive de la perte.Le cercle devient ainsi une matrice symbolique, narrative et énonciative, traduisant un rapport intime au temps, à la mémoire et à l’écriture. Dans les textes de Barthes, d’Ernaux et de Beauvoir, cette circularité se manifeste tant dans la forme que dans le contenu : le texte revient sur l’événement traumatique, non pour le résoudre, mais pour maintenir vivant le lien avec l’absent. Cette étude propose d’analyser le cercle comme matrice discursive en montrant comment il structure l’ethos de l’endeuillé, organise la temporalité et la dynamique interne du discours, et instaure un rapport résistant à l’oubli. La circularité y apparaît dans son ambivalence : à la fois fermeture sur soi et ouverture vers une mémoire qui ne cesse de revenir, offrant un horizon théorique pour comprendre le deuil comme phénomène récursif, éthique et narratif. |
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