« Ressources inhumaines » : Le nouvel esprit du travail dans quatre romans français contemporains (François Bon, François Emmanuel, Aurélie Filipetti, Lydie Salvayre)
Quatre romans français, Daewoo de François Bon, La Question humaine de François Emmanuel, Les Derniers Jours de la classe ouvrière d’Aurélie Filippetti et La Médaille de Lydie Salvayre, tous parus dans les dernières années du XXe siècle ou les toutes premières du XXIe, présentent un intérêt commun p...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/trans, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
TRANS-
2011
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Quatre romans français, Daewoo de François Bon, La Question humaine de François Emmanuel, Les Derniers Jours de la classe ouvrière d’Aurélie Filippetti et La Médaille de Lydie Salvayre, tous parus dans les dernières années du XXe siècle ou les toutes premières du XXIe, présentent un intérêt commun pour le travail et les transformations contemporaines du capitalisme : désindustrialisation, disparition de la classe ouvrière, importance stratégique des « ressources humaines », idéologie du consensus. Ces quatre textes témoignent des conflits d’une époque souvent présentée comme celle de la fin des conflits. En ce sens, ce sont des romans politiques, au sens où Jacques Rancière définit la « politique de la littérature » qu’il appelle aussi métapolitique : non l’engagement, mais l’art de suspendre ou critiquer les évidences de l’ordre et l’ordinaire de la domination. L’étude examine la manière dont ces romans font oeuvre politique en manifestant la différence des langues (langue des ouvriers vs langue patronale des « ressources humaines »), en défaisant les enchaînements attendus des volontés et des actions, en reconfigurant le partage du sensible et du dicible, soustrayant ainsi les sujets à ce qui les détermine pour ouvrir le champ des possibles. |
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