Analyse intersectionnelle d’identités qui « passent pour » dans la littérature des Amériques
Cet article réfléchit à la possible conception d’outils pour créer des liens entre études de genre et études postcoloniales. En effet, cette articulation s’impose : le discours colonial auquel s’attaquent pour une large part les œuvres postcoloniales a justement consisté à dévaloriser les population...
محفوظ في:
| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/trans, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
TRANS-
2021
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| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | Cet article réfléchit à la possible conception d’outils pour créer des liens entre études de genre et études postcoloniales. En effet, cette articulation s’impose : le discours colonial auquel s’attaquent pour une large part les œuvres postcoloniales a justement consisté à dévaloriser les populations qu’il s’agissait de soumettre, en utilisant à la fois des arguments racistes, sexistes, hétéronormés. La sauvagerie du sujet colonisé s’exprimait dans une perversion sexuelle dont le discours colonial assurait l’évidence. Une série de stéréotypes touchant à la fois l’appartenance raciale, sexuelle et genrée s’est à ce point imposée qu’elle continue à innerver la pensée collective. Cet article revient sur cette construction d’identités faussées et figées et montre comment la littérature postcoloniale (et notamment les romans issus des Amériques) la met en crise. Le début de l’article, plus théorique, revient sur les outils qu’il est possible d’utiliser pour penser ensemble le sexe, la race, le genre dans une perspective dite « intersectionnelle ». |
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