Originaux, traductions et langue neutre : pistes pour une théorie de la traduction-relais au xviiie siècle

Cette étude explore quelques pistes pour formuler une théorie de la traduction-relais au xviiie siècle, époque où ce type de traduction est aussi fréquent que (en apparence du moins) peu théorisé. Ces pistes sont au nombre de trois. D’abord, on s’attache à la Querelle d’Homère qui, au tout début du...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/trans,
Auteur principal: Garncarzyk, Dimitri
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: TRANS- 2021
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Cette étude explore quelques pistes pour formuler une théorie de la traduction-relais au xviiie siècle, époque où ce type de traduction est aussi fréquent que (en apparence du moins) peu théorisé. Ces pistes sont au nombre de trois. D’abord, on s’attache à la Querelle d’Homère qui, au tout début du siècle, oppose la philologue Anne Dacier (tenante d’une traduction « fidèle ») à l’académicien Antoine Houdar de La Motte, qui retraduit Homère en l’actualisant radicalement, avec le travail d’Anne Dacier pour relais. Ce faisant, il théorise sa propre « ignorance du grec », suscitant ainsi le scandale. On étudiera ensuite les péritextes de quelques traductions par relais dans la Pologne du xviiie siècle, où loin d’être scandaleuse, la pratique du relais est affichée, voire parfois valorisée. Pour expliciter les liens qui unissent ces différents discours, on lira enfin de près les écrits traductologiques de Charles Batteux qui, entre Anciens et Modernes, développe une théorie sensualiste du langage qui fait du texte original une copie d’un texte idéel : celui qu’a pensé l’auteur. S’il n’existe pas de théorie explicite de la traduction-relais au siècle des Lumières, c’est peut-être, en définitive, parce qu’elle n’est pas un problème, ou au moins que le problème ne se pose pas dans les mêmes termes qu’aujourd’hui.