Quand la petite histoire se mêle de la grande
Dans la masse touffue de ses Mémoires (publiés en 2015) serrés, truffés de toutes sortes de chiffres, dates et sigles dignes du brillant économiste qu’il est, se détachent des pages d’une fraîcheur saisissante qui font de Samir Amin sinon un écrivain du moins un autobiographe dans la lignée d’autres...
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| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/trans, |
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| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
TRANS-
2025
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| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Dans la masse touffue de ses Mémoires (publiés en 2015) serrés, truffés de toutes sortes de chiffres, dates et sigles dignes du brillant économiste qu’il est, se détachent des pages d’une fraîcheur saisissante qui font de Samir Amin sinon un écrivain du moins un autobiographe dans la lignée d’autres. Conçus comme une œuvre-synthèse de tous ses écrits, les Mémoires, notamment les premiers chapitres, sont aussi le seul recours pour le lecteur soucieux de voir l’homme sous la figure intellectuelle du marxiste engagé. La dernière œuvre de Samir Amin arbore une composition quelque peu à part. À une première partie brodée à partir d’éléments autobiographiques, respectueuse (autant que le permet le rythme d’une écriture abondante et savante) de l’ordre chronologique, où l’auteur s’adonne quelquefois au plaisir de la remembrance et de la narration plaisante, succède une deuxième partie présidée par le désir de témoigner et l’urgence de s’exprimer hic et nunc. Et le Samir Amin, qui au début de ses Mémoires s’avouait être tout sauf « littérateur », de nous laisser une œuvre bifide où se côtoient sinon deux figures de l’auteur autobiographe et intellectuel mémorialiste (pressé), du moins deux écritures et deux désirs, dont l’un égotiste, mérite une attention particulière. |
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