L’Afrique fantôme de Leiris : un colonialisme unheimlich ?

L’Afrique fantôme peut être tenu comme le creuset primitif d’une écriture autobiographique où se croisent disciplines scientifiques (linguistique, ethnographie, psychanalyse) et travail poétique de restitution du réel, à partir de plusieurs expériences vécues sur le terrain : le racisme et le cynism...

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Spremljeno u:
Bibliografski detalji
Izdano u:URI:https://journals.openedition.org/trans,
Glavni autor: Leborgne, Érik
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: TRANS- 2021
Teme:
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Opis
Sažetak:L’Afrique fantôme peut être tenu comme le creuset primitif d’une écriture autobiographique où se croisent disciplines scientifiques (linguistique, ethnographie, psychanalyse) et travail poétique de restitution du réel, à partir de plusieurs expériences vécues sur le terrain : le racisme et le cynisme propres à la logique capitaliste du colonialisme, l’expérience esthétique avec la découverte des masques dogon et des fétiches, la recherche linguistique avec l’étude de la langue des Dogon, l’érotisme avec l’attrait exercé par la magicienne Emawayish, Éthiopienne possédée par les zar (génies, esprits, succubes). Ces expériences, toutes combinées dans la soixantaine de rêves rapportés dans L’Afrique fantôme, produisent des effets d’Unheimliche sur le plan collectif (une « inquiétante étrangeté de l’histoire » naît alors des contradictions du colonialisme) comme sur le plan intimiste (les phénomènes de possession suscitent angoisse et ravissement, telle une onde de choc réveillant les couches archaïques de la psyché).