Pour une approche décentrée des mythes : la « révision » féministe comme outil herméneutique
Dans cet article, la « révision » féministe, théorisée comme pratique littéraire dans les années 1970-1980, sert de prisme interprétatif à travers lequel sont envisagées des œuvres bien plus anciennes, qui ne relèvent pas de cette pratique féministe, mais qui peuvent être considérées comme des « rév...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/trans, |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Vydáno: |
TRANS-
2025
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Dans cet article, la « révision » féministe, théorisée comme pratique littéraire dans les années 1970-1980, sert de prisme interprétatif à travers lequel sont envisagées des œuvres bien plus anciennes, qui ne relèvent pas de cette pratique féministe, mais qui peuvent être considérées comme des « révisions » en ce qu’elles réorientent la réception de telle ou telle figure mythique. Le changement de perspective du héros à la figure mineure, auquel invite le revisionist mythmaking, conduit en effet à envisager plus généralement le geste de décentrement dans l’analyse d’un mythe, en analysant ses évolutions au fil des siècles à partir de la focalisation sur certains de ses personnages secondaires. Les enjeux de cette démarche sont mis en évidence à partir de l’analyse des mythes d’Œdipe et d’Électre depuis la perspective de Jocaste et de Clytemnestre. Adopter une approche décentrée impose de réduire l’écart apparent entre œuvres anciennes et réinterprétations contemporaines pour envisager l’ensemble de ces réélaborations dans un continuum mettant au jour une histoire littéraire refondée et remodelée. |
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