L’impossible commandement de traduire
Traduire est sans doute la troisième malédiction des hommes, après celle du travail et de la naissance douloureuse prononcée par le dieu un contre les hommes : Confondre les langues après l’érection de Babel – Babel qui, fait observer avec malice Voltaire, signifie Maison de Dieu. Voilà l’homme cond...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/trans, |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
TRANS-
2025
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Traduire est sans doute la troisième malédiction des hommes, après celle du travail et de la naissance douloureuse prononcée par le dieu un contre les hommes : Confondre les langues après l’érection de Babel – Babel qui, fait observer avec malice Voltaire, signifie Maison de Dieu. Voilà l’homme condamné à ne pas se comprendre. Quelle est la vie dans le monde de la langue une ? Le midrash, avec ses histoires, évoque la profonde indifférence au renouveau des générations des babéliens. La langue une et uniformisée est une sortie du Temps. La felix culpa babélienne permet aux hommes de se retrouver (en se manquant) dans une étreinte des langues qui étreignent ce qu’elles ignorent, pour paraphraser Paul Valéry. Apparaît une nouvelle tâche, celle du traducteur, comme Walter Benjamin la déploya et la théorisa. Mais comment donc traduire cette opération qui confond toute tentative de traduction, ce brouillage qui brouille les langues où gronde au fond Babylone ? |
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