Le présent : du temps de l’écriture au temps de la lecture
Le présent se définit communément comme le point fragile qui sépare le passé du futur, immédiatement périssable, et que la littérature ne saurait saisir, parce que trop proche et trop instable. Or, à y regarder de plus près, la vérité du présent comme expérience se situe dans l’instant suspendu. Du...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/trans, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
TRANS-
2011
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Le présent se définit communément comme le point fragile qui sépare le passé du futur, immédiatement périssable, et que la littérature ne saurait saisir, parce que trop proche et trop instable. Or, à y regarder de plus près, la vérité du présent comme expérience se situe dans l’instant suspendu. Du moins est-ce la leçon du roman moderne des années vingt, de Musil à Woolf. Dès lors, considérer l’écriture du présent sous l’angle de cette équation permet, d’abord, de mettre au jour la valeur du présent quand s’en empare la littérature. Ce repositionnement permet, ensuite, en serrant plus étroitement le tournant que représente le roman des années vingt, d’interroger cette écriture de l’instant pour y apercevoir l’épaisseur mémorielle qu’elle contient. La conséquence en est un mode de lecture : écrire l’instant y signifie en dernier recours lire depuis le présent, remodeler la mémoire et l’héritage littéraire à partir d’un point choisi dans le présent, que chaque œuvre déplace. |
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