« Le nez collé à la page » : Roland Barthes et le roman du présent
Dans La Préparation du Roman, Barthes oppose le roman de la mémoire, de type proustien, au « roman du présent ». Invoquant un défaut de mémoire, Barthes renonce à la forme anamnésique pour se tourner vers un fantasme d’écriture du présent. Si ce fantasme se matérialise dans des formes brèves de nota...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/trans, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
TRANS-
2011
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Dans La Préparation du Roman, Barthes oppose le roman de la mémoire, de type proustien, au « roman du présent ». Invoquant un défaut de mémoire, Barthes renonce à la forme anamnésique pour se tourner vers un fantasme d’écriture du présent. Si ce fantasme se matérialise dans des formes brèves de notation (haïku, Journal, chronique), le passage à une forme continue représente en revanche un nouvel obstacle : comment concilier la distance nécessaire au récit avec la proximité du présent ? La recherche barthésienne mène à une aporie : le Roman n’aura pas lieu. Mais ces notations qui nous restent ne sont-elles pas justement la « tierce forme » apte à écrire le présent ? |
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