Zones de défection temporaire. Refigurations de Bartleby et de des Esseintes dans quelques romans contemporains
Inquiets de l’instrumentalisation du récit et de la fiction à des fins mercantiles ou stratégiques, de nombreux écrivains et observateurs s’interrogent aujourd’hui : quels pouvoirs reste-t-il à la littérature, quand la logique capitaliste s’est appropriée ses outils et semble toujours en avance sur...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/trans, |
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| Auteurs principaux: | , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Izdano: |
TRANS-
2016
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| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | Inquiets de l’instrumentalisation du récit et de la fiction à des fins mercantiles ou stratégiques, de nombreux écrivains et observateurs s’interrogent aujourd’hui : quels pouvoirs reste-t-il à la littérature, quand la logique capitaliste s’est appropriée ses outils et semble toujours en avance sur ses potentialités critiques ? Pour reprendre la terminologie d’Albert Hirschman, si les modalités de contestation (voice) semblent épuisées, qu’en est-il des possibilités de défection (exit), dans un monde en réseau qui se nourrit précisément de l’injonction permanente à la liberté et l’autonomie ? Déplaçant cette question sur le terrain romanesque, notre contribution s’intéresse à la volonté de retrait de quelques personnages contemporains (geeks, artistes reclus, militants autonomes, ermites des mondes virtuels, etc.), comparés à des figures littéraires emblématiques de la défection au xixe siècle (des Esseintes, Bartleby, Oblomov, Emma Bovary), de manière à mesurer les changements qui ont affecté l’espace même de possibilités de fuite, et leurs conséquences pour des formes de résistance en littérature. |
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