“An ethereal sea reaching over the whole world” : Fluid Atmospheres in Jules Verne’s Vingt Mille Lieues sous les mers

Cet article considère l’atmosphère en tant que concept scientifique qui influença l’expression littéraire du dix-neuvième siècle. L’atmosphère, en tant qu’environnement, substance, ou ton affectif, s’infiltre dans les textes que nous lisons sans pour autant se faire remarquer. Au cours du dix-neuviè...

Полное описание

Сохранить в:
Библиографические подробности
Опубликовано в: :URI:https://journals.openedition.org/trans,
Главный автор: Schwartz, Catherine M.
Формат: Article ou chapitre numérique
Язык:Anglais
Опубликовано: TRANS- 2015
Online-ссылка:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Описание
Итог:Cet article considère l’atmosphère en tant que concept scientifique qui influença l’expression littéraire du dix-neuvième siècle. L’atmosphère, en tant qu’environnement, substance, ou ton affectif, s’infiltre dans les textes que nous lisons sans pour autant se faire remarquer. Au cours du dix-neuvième siècle, l’atmosphère était perçue comme étant un liquide — une idée héritée du dix-huitième siècle et de ses théories proto-scientifiques, ainsi que du développement de la météorologie en tant que discipline indépendante — mais cette perspective est oubliée de nos jours, bien qu’elle soit importante, et ce, surtout quand nous considérons les craintes environnementales naissantes de l’époque. À travers une série de lectures détaillées du roman Vingt Mille Lieues sous les mers, de Jules Verne, cet article considère comment l’atmosphère, conçu en tant que liquide, souligne l’emplacement spatial de la race humaine comme étant au milieu d’une série de couches. L’état d’intermédiaire, ainsi représenté par le Capitaine Nemo et le Docteur Aronnax, est profondément indésirable. Il provoque la création de membranes protectives qui, à leur tour, renforcent l’illusion d’une séparation parfaite entre le corps et son environnement. Or, cette séparation, fondamentalement artificielle, nie l’expérience d’une immersion totale promise auparavant par l’atmosphère liquide. Résultat : les humains ne se perçoivent plus comme faisant partie de leur environnement et se croient séparés par une division imperméable.