Repenser l’héritage critique des revues
Cet article part du constat du rapport ambivalent qu’entretiennent les chercheurs et chercheuses à l’objet revue. Après avoir interrogé la définition des revues comme des outils de savoirs critiques, produits d’un régime singulier d’élaboration, de circulation et d’usage, l’article revient sur les d...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/traces, |
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| Päätekijät: | , , |
| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Tracés
2019
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Cet article part du constat du rapport ambivalent qu’entretiennent les chercheurs et chercheuses à l’objet revue. Après avoir interrogé la définition des revues comme des outils de savoirs critiques, produits d’un régime singulier d’élaboration, de circulation et d’usage, l’article revient sur les différentes facettes de cette ambivalence. Il analyse une première ambivalence, celle du rapport des revues intellectuelles des années 1930 à 1960 à l’industrie culturelle (Kulturindustrie). Ensuite, il interroge la manière dont on se rapporte à cette ambivalence : comment se joue-t-elle pour nous aujourd’hui ? Quel est le sens d’une entreprise archéologique de reconstitution d’un corpus de revue ? Cette ambivalence empêche-t-elle la production de savoirs critiques ? Puisque ces interrogations tournent autour de pratiques à la fois actuelles et inscrites dans une histoire non linéaire, l’article les articule à la notion d’héritage, partant du principe qu’accueillir les ambivalences de l’objet revue oblige à en penser le legs. Enfin, nous proposerons quelques considérations critiques relatives au travail que mène le Groupe de recherches matérialistes (GRM) à la fois sur l’héritage qu’il veut rendre possible – à savoir celui des marxismes hétérodoxes – et sur la forme qu’il emprunte – celle d’une revue active au début du xxie siècle. |
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