L’homme sans nom, ou la singularité esseulée
L’homme sans nom habite une cavité rocheuse, quelque part dans la campagne du Hebei, au nord de Pékin. Il vit seul, en autarcie, dans cette région désertée. Cet homme qui ne dit pas son nom ne communique pas, ne communique plus, même face à la caméra de Wang Bing qui filme ses gestes, ses déplacemen...
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| Опубликовано в: : | URI:https://journals.openedition.org/traces, |
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| Главный автор: | |
| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
Tracés
2018
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| Предметы: | |
| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | L’homme sans nom habite une cavité rocheuse, quelque part dans la campagne du Hebei, au nord de Pékin. Il vit seul, en autarcie, dans cette région désertée. Cet homme qui ne dit pas son nom ne communique pas, ne communique plus, même face à la caméra de Wang Bing qui filme ses gestes, ses déplacements, ses activités. L’homme sans nom a lâché le langage comme il a lâché toute appartenance ou inscription sociale. L’étrange singularité de son esseulement et de son mutisme surprend le spectateur comme elle a surpris Wang Bing ; elle nous donne à voir la proposition d’une forme de vie, dont je suggère ici une interprétation anthropologique possible, à travers les notions d’indifférence et de contact, en questionnant le choix radical de l’abandon de la communication et par conséquent du système de relations qui lui est lié, abandon par lequel est rendue possible l’émergence d’un tout autre monde dont je tente de tracer un contour. |
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