Figures de la singularité dans le monde ouvrier militant en France (seconde moitié du xxe siècle)
L’auteur se propose de penser la singularité à travers des parcours de jeunes ouvriers et ouvrières en milieu militant cégétiste dans les années 1968. À partir d’une méthode ethnographique attentive à la parole des individus et au sens donné à leurs actions, elle démontre des processus de singularis...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/traces, |
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Tracés
2018
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | L’auteur se propose de penser la singularité à travers des parcours de jeunes ouvriers et ouvrières en milieu militant cégétiste dans les années 1968. À partir d’une méthode ethnographique attentive à la parole des individus et au sens donné à leurs actions, elle démontre des processus de singularisation dans certaines situations sociales : le contexte de décloisonnement social de mai-juin 68, propice aux pratiques hors normes de très jeunes ouvriers attirés par les étudiants trotskistes ; l’invention de nouvelles formes de protestation usinières par une jeune ouvrière se démarquant des normes syndicales masculines et des normes des ouvrières ; la conversion du militantisme d’une ouvrière qui, du combat cégétiste pour la préservation des emplois, s’oriente vers le droit à la santé au travail au contact d’un scientifique. Ces processus de singularisation sont liés à la capacité des acteurs/actrices à se construire en dehors de leur milieu familial et social, en profitant autant des contextes que de rencontres physiques et/ou intellectuelles. En milieu militant ouvrier, la singularité est affirmation de soi mais reste porteuse de valeurs et de revendications collectives. |
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